25/09/2010

L'exploitation d'un drame

Suite au décès tragique de Rachid, l'émotion est toujours grande notamment parmi les personnes qui le cotoyaient de près, comme à l'école.
Des initiatives ont vu le jour en hommage au petit. Il convient de les saluer.

Cependant, comme souvent en pareille circonstances, certains n'hésitent pas à exploiter ce drame pour leur propre compte. Ainsi, lors de la marche organisée en hommage à Rachid, certains en ont profité pour s'y afficher tout en jurant ne pas vouloir faire de récupération politique (pourquoi dès lors ne pas se contenter d'être présent de manière anonyme au lieu d'y accorder une interview), d'autres pour rappeler leur existence et leur projet. Pire, on a pu lire dans la presse des déclarations de personnes ne connaissant pas le petit du type " il se dit qu'il ne venait pas souvent à l'école" ou encore "la famille ne participait pas aux fêtes du quartier".
Pour respecter la mémoire du petit Rachid je souhaite rectifier ces dires. En tant que père d'enfants scolarisés dans cette même école, je peux témoigner que Rachid était scolarisé normalement, qu'il était fort apprécié par ses petits camarades et parfaitement intégré.
Par ailleurs, en quoi ne pas avoir participer à des événement de quartier a à voir avec ce drame? Depuis quand dans nos démocraties sommes-nous obligés de participer à un événement? Que fait-t-on de la liberté de chacun et sommes-nous obligés de nous conformer aux désidératats de quiconque?

10:26 Écrit par Youssef RIZK dans Braine-l'Alleud | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Je partage votre critique!

Écrit par : Monocle | 25/09/2010

Bravo Youssef. Je partage tout à fait ton point de vue. Elena

Écrit par : Elena Caldevilla | 28/09/2010

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