22/11/2009

Etat du PS Brainois, suite

Deuxième partie

Lors de la campagne électorale de 2006, la faiblesse des uns et le manque de prévoyance des autres permirent à certains de contrôler l’USC. Au lieu de s’unir en interne, il s’agissait avant tout de réduire au silence les voix discordantes et d’assurer la visibilité de quelques uns au détriments des autres. Dès cette période, les attaques visèrent à m’isoler au sein du comité et à me pousser au départ. Mes interventions sont devenues indésirables et mes propositions rejetées pour mieux les récupérer. Le débat n’existait plus. Durant cette campagne, on tenta tout d’abord de me mettre à l’écart des décisions importantes pour son organisation mais également pour le comité, alors que j’étais toujours le président de l’USC. Mon seul tord était d’oser critiquer certaines orientations que je trouvais dangereuses. A nouveau, au lieu d’accepter le débat d’idées, l’option fut prise d’organiser les réunions en mon absence, bien que cette dernière soit justifiée. Par exemple, il fut décider de maintenir une réunion où des orientations importantes devaient être prises pour la campagne et l’avenir de l’USC, alors que j’avais averti de mon incapacité a m’y rendre. En effet, à ce moment ma famille subissait la guerre de l’été 2006 au sud Liban. Ne sachant si mes parents ainsi que certains de mes frères étaient encore en vie, je tentais de joindre ma famille afin de connaître leur sort.

Après les élections communales, où le PS perdit un siège, et après la fin de mon mandat de président, lors des réunions, les interventions étaient programmées à l’avance. Il était question de participer aux réunions pour approuver des décisions prises ailleurs. Face au danger de ce type de pratiques sur l’USC et comme mes interventions étaient indésirables, j’ai décidé de faire entendre ma différence via mon blog. Ce faisant, je ne faisais qu’utiliser mon droit à la liberté d’expression comme tout citoyen. S’en suivit une « réplique » sans merci. On attaqua mon blog sans pour autant ouvrir un débat d’idées. On fit entrer de nouveau obligés aux Assemblées générales (AG). Certains parmi ceux-ci voulurent m’intimider ou me priver de ma liberté d’expression. Certaines AG se transformèrent en procès de mon blog.

Face à ma détermination, les promoteurs de ce type de pratique, ont été jusqu’à demander mon exclusion du PS. Leur tentative a échoué. Cette demande d’exclusion n’est pas fortuite. En effet, suite à une maladie grave, un de nos élus communaux était sur le point de nous quitter et j’étais le premier suppléant. Comme je refusais de me soumettre, il fallait empêcher mon arrivée au conseil communal. La tentative d’exclusion a échoué. Mais même si elle avait réussi, mes adversaires ne pouvaient en aucun cas m’empêcher de siéger au conseil communal, quoi qu’ils en pensent. Il est à noter que lors de la législation de 2000 à 2006, les mêmes tentatives avaient eu lieu pour m’empêcher de siéger comme Conseiller au CPAS.

Constatant que leurs efforts pour m’éliminer restaient inopérants, certains ont franchi d’autres limites. Suite à une réunion houleuse de notre comité durant laquelle une imminente personnalité de notre USC me déclara « ou tu te plies ou tu t’en vas » , j’ai été victime à la sortie de cette réunion d’un acte de racisme de la part d’un autre membre du comité m’enjoignant entre autres de retourner dans mon pays. Cet incident a eu lieu le 13.02.08, devant la Maison du Peuple, en présence de plusieurs témoins (membres du comité) dont le Président actuel de l’USC.

Suite à cet événement, en totale contradiction avec les valeurs socialistes, j’ai demandé à L’USC de se positionner. Je souhaitais que l’USC condamne cet acte et que l’auteur des propos racistes présente ces excuses, ni plus ni moins. J’ai assisté à la réunion suivante. Devant l’absence de réactions, je n’ai plus assisté aux réunions. Interpellé par le Président sur cette absence, je lui ai rappelé les raisons et j’ai reformuler mes exigences pour retourner aux réunions du comité PS. Quelques temps après, qu’elle fut ma surprise de recevoir un courrier dans lequel l’USC me reprochait mes absences alors qu’elle en connaissait la cause. J’ai réagi à ce PV en expliquant que le comité ne pouvait ignorer les raisons de mon absence. S’en suivi une nouvelle charge. Celle-ci se caractérisant par la mensonge et la falsification de la vérité. Je suis alors devenu selon certains l’agresseur. J’ai alors fixé un ultimatum à l’USC pour régler le problème en interne au plus tard à la fin août 2009. Avant l’AG de septembre 2009, j’ai reçu une version d’un PV du comité par lequel l’USC condamne l’acte de racisme. L’AG passée, je reçois alors une deuxième version de PV du même comité où on découvre une toute autre version. Dans celle-ci on me « propose » de trouver une solution. Soit je démissionne, soit je siège comme indépendant. Suite à cette nouvelle version, je décide d’assister à la prochaine réunion du comité pour avoir l’explication quant à ces deux versions. Ces versions étaient différentes uniquement pour le passage me concernant, les autres passages étant identiques. Le Président se perdit dans une tentative d’explications non convaincantes. Devant ce spectacle, j’ai décidé de quitter cette réunion. Suite à cela, je ne suis plus retourné aux réunions.

Malgré tout cela, je suis et je reste un socialiste convaincu.

La question qui s’impose est de savoir pourquoi je suis devenu le bouc-émissaire de ces gens ? La réponse est simple, tout ce qui dérange la pensée unique doit être éliminée par n’importe quel moyen.

Le bouc émissaire est choisi pour détourner la violence sur lui. Il focalise les haines. Réceptacle de toutes les frustrations accumulées, c’est sur lui que les individus projetteront leurs propres défauts. Il est un exutoire. Le critère de désignation du bouc émissaire = permettent de détourner la violence collective sur lui, sa faiblesse et son origine étrangère facilitent en effet sa diabolisation et son externalisation par rapport au groupe. Cette définition caractérise parfaitement la situation actuelle au sein de l’USC.

Malheureusement, les actes de certains font que l’USC développe des comportements contraires aux fondements du socialisme. On y protège les racistes, et la victime est transformée en agresseur. Pire, pour une raison que j’ignore encore, on ment et falsifie les PV. Deux versions de PV pour une même réunion sont présentés à quelques jours d’intervalles.

L’USC de Braine-l’Alleud est aujourd’hui victime des pratiques de ceux qui permettent qu’on s’en prenne aux membres de l’USC sans réagir, de ceux qui bien que témoins des faits les transforment et de ceux qui la dirigent et au mieux laissent faire, au pire participent et couvrent ces actes d’intimidation ou de racisme. Le système actuel de l’USC interdit le débat d‘idées, isole les voix dissonantes et autorise les pratiques les plus odieuses contre tout adversaire.

Parallèlement à ces actes, les décisions importantes semblent, et j’espère encore me tromper, être prises en dehors du comité. Des rumeurs insistantes prédisent une absence de liste PS aux prochaines élections communales. Certains auraient déjà conclu des accords pour une place sur la future liste du bourgmestre.

Le PS brainois est plus que jamais en danger de mort. Une refondation complète est nécessaire avant de passer aux condoléances. Longtemps j’ai entendu dire qu’il faut tout faire pour éviter la situation de Waterloo. Il se trouve que les promoteurs de ce discours mettent tout en œuvre pour que Braine-l’Alleud devienne un Waterloo bis.

Pour voir la triste réalité de PS brainois, il suffit de voir son bilan à la mi législature. Celui-ci se résume à la présence du PS dans la majorité pour cautionner l’action du partenaire libéral. Après la fermeture du bureau de la poste place Saint Sébastien, de la piscine provinciale et de la maison de l’emploi que nous réserve encore le PS à Braine-l’Alleud ? Ce qui est clair est que la politique mise en œuvre à Braine est uniquement celle du MR. Celui-ci peut être fier de son bilan et de sa capacité à neutraliser un partenaire en perte d’identité et de repères. Est-ce que le social se résume aux actions d’un CPAS ? J’en doute fort puisque quelque soit la couleur politique des instances dirigeantes d’un CPAS, celui-ci est soumis à la loi organique et donc à l’accomplissement de ses missions. Ces missions sont très larges et la panoplie s’enrichit face à la gravité de la crise qui touche nos sociétés.

Comme déjà dit dans mon introduction, j’ai toujours eu le souci de vouloir régler cette affaire en interne. Ce souhait est toujours présent. Les instances dirigeantes du Parti ont le devoir d’intervenir dans pareils cas. Autrement, quelle crédibilité peut avoir leur discours de se draper d’une nouvelle virginité. Est-ce le souci premier du PS ? Je serai en mesure de juger en fonction de sa réaction à cette publication qu’il ne pouvait ignorer. Si le Parti est satisfait de son fonctionnement pourquoi s’emploie-t-il à créer des commissions et à entreprendre des opérations hypocrites destinées uniquement à séduire le grand public ? Un des problèmes du PS réside dans sa manière d’agir et de traiter ses militants. S’il ne prend pas la mesure de la situation, il demeure loin d’être le Parti de solidarité, du respect de l’autre et de la tolérance. Par l’action de certains, il perd toute crédibilité et devrait dès lors modifier son idéologie fondatrice. J’ai encore l’espoir de voir les instances dirigeantes s’attaquer avec force et conviction à ce type de comportement.

22:22 Écrit par Youssef RIZK dans Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Il était temps de dénoncer ces pratiques mafieuses ,pratiques de minables.

Écrit par : lem.n. | 23/11/2009

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