20/11/2009

Etat des lieux du PS Brainois

 

Dans le texte qui suit, je vise avant tout à dénoncer un état de fait préjudiciable au PS de Braine-l’Alleud et au PS en général. Il ne s’agit nullement d’un quelconque règlement de compte. Mon souci premier est et reste l’intérêt général de mon parti. La situation de l’USC de Braine-l’Alleud est grave. Des actions incisives et urgentes doivent être mises en chantier pour sauver son âme. Cette USC est constituée dans son écrasante majorité d’hommes et de femmes de très grande qualité et intégrité. Si les dirigeants du PS veulent sauver l’USC de Braine-l’Alleud ils n’auront aucune difficulté à trouver les personnes capables de réussir ce défit. Seulement, comme à l’image du parti en général, les agissements de quelques uns rendent l’USC de Braine-l’Alleud infréquentable et la place en dehors de la ligne idéologique de notre parti. C’est précisément ce que ce texte vise à dénoncer. Il va sans dire que ma préférence va pour une solution interne. Cependant, vu que les instances politiques dirigeantes de notre parti n’ont pas saisi le sens de ma demande, je me vois dans l’obligation de réagir publiquement. Cette donnée était déjà en possession des instances dirigeantes à tous les niveaux. J’estime dès lors être en droit de publier ce texte car il est de mon devoir de militant de lancer ce cri de cœur et d’actionner la sonnette d’alarme

Vu la grandeur de ce texte, celui-ci sera publié en deux parties. La première couvre la période de mon entrée au PS Brainois jusqu’en 2006. La seconde couvrira la période de la campagne électorale de 2006 à nos jours.

Première partie.

Mon entrée au Parti socialiste date de 1996. Il s’agissait d’une démarche volontaire et réfléchie. En effet, j’ai été interpellé par le système de sécurité sociale en œuvre en Belgique alors que dans mon pays d’origine le Liban, le libéralisme est roi. Le système de sécurité sociale y est totalement absent et seuls les fonctionnaires de l’Etat bénéficient de la couverture unique des soins de santé. J’ai décidé de militer activement au sein du Parti socialiste garant à mes yeux du système de sécurité sociale mais aussi du respect et de la tolérance vis-à-vis des personnes d’origine étrangère. Mon passage comme stagiaire au Centre pour l’égalité des chances est venu asseoir définitivement cette conviction suite à la rencontre de Jean CORNIL alors Directeur adjoint de ce centre.

Peu avant les élections communales de 2000, dans la foulée de la vague consistant à rechercher des candidats d’origine étrangère, le PS de Braine-l’Alleud m’a contacté. Après mûre réflexion, j’ai accepté de figurer sur la liste communale

Jusqu’alors, jamais je n’avais été victime d’actes ou de paroles racistes. Pour la Belgique était et est, dans sa grande majorité, un pays ouvert.

Hélas, dès que mon militantisme a été rendu public comme candidat sur la liste PS des communales 2000, j‘ai été confronté à de tels actes de la part de membres du PS. En effet, en pleine campagne électorale, j’ai fait l’objet d’un tract raciste. Les instances dirigeantes de l’USC de Braine-l’Alleud, ne m’ont pas informé de son existence, et ont décidé de ne pas réagir. C’est par pur hasard, lors d’un souper électoral, que j’ai pris connaissance de ce fait. En effet, une personne ayant été désinhibée sous l’effet de l’alcool m’y a vendu la mèche. J’ai immédiatement demandé aux instances dirigeantes de me fournir le document incriminé. Après plusieurs demandes j’ai pu l’obtenir. J’ai interpellé l’USC sur ses intentions pour répliquer à cet acte. Après concertations, l’USC a décidé de ne rien faire jugeant l’affaire peu grave. J’ai pris l’initiative de réagir et un article avait été publié dans un quotidien expliquant l’affaire.

Les instances dirigeantes de l’époque n’ont pas appréciés mon initiative. Ainsi, au soir des élections, des personnalités bien placées m’ont jeté à la figure «  tu as eu tes voix grâce à l’extrême droite ». Ces paroles ne furent que les premières étapes d’une longue liste de réflexions, attitudes et actes de dénigrement, de racismes envers moi au sein de cette USC.

Ce même soir, le Président de l’USC de l’époque a démissionné. Certaines personnes se sont alors proclamées président sans autre forme de procès en déniant tous les principes de la démocratie. Au nom de la démocratie j’ai posé ma candidature à la présidence de l’USC. J’ai été largement élu et j’ai présidé aux destinées de cette USC un peu plus de 6 ans. C’est ainsi que j’ai découvert que l’unité de façade de cette USC cachait une bien triste réalité. Les guerres intestines faisaient rage entre plusieurs tendances faisant suite à la fusion des trois sections Lillois, Ophain et Braine-l’Alleud. Tout y était permis pour réduire les adversaires. Le comité était paralysé tellement il faisait l’objet des luttes pour son contrôle. J’ai tenté à plusieurs reprises d’insuffler une nouvelle culture politique sans succès. Ainsi, j’ai initié plusieurs actions et propositions. Si elles ont été encouragées et soutenues à leurs débuts, rapidement les réflexes de clans de certains ont repris le dessus. Voyant que je refusais d’entrer dans un clan, tout était permis pour réduire la présidence au silence. Cela découragea de nombreuses personnes. Dès lors, des militants hors pair, qui s’étaient dépensés sans compter pour insuffler un renouveau à l’USC, ont quitté le navire pour des USC limitrophes, le groupe de jeunes socialistes a périclité sous les coups de tentatives de récupérations. La majorité des jeunes est partie et certains ont été récupérés pour partir un peu plus tard. Le départ de certains, et le décès d’autres a permis a un clan de prendre le dessus. Ce clan procéda par vagues successives de nettoyage et de noyautage dans le seul but de s’approprier le pouvoir décisionnel au sein du L’USC.

Tout peut sembler normal jusque là, surtout dans le monde politique à condition de respecter l’autre et de ne pas vouloir l’atteindre dans sa personne. Or, les pratiques mises en œuvre par ce clan n‘en restèrent pas là … allant jusqu’au racisme le plus primaire

Si on veut reprendre les choses dans l’ordre chronologique, il faut remonter au 11 septembre 2001. Une AG avait lieu juste après les évènements de ce septembre noir pour l’élection d’un Président d’USC au suffrage universel. C’est alors qu’un illustre mandataire politique s’approche de moi pour me dire qu’il m’aime bien mais que dans le contexte du 11 septembre, il faut que je transforme mon prénom Youssef en Joseph car cela n’est pas bon pour l’image du Parti. J’ai demandé au comité de préciser s’il s’agit d’une position générale et je n’ai enregistré que quelques désapprobations de personnes n’ayant aucun mandat politique ou quelques mandataires à titre purement personnel. Par la suite, lorsque j’émettais une opinion divergeante de celle des responsables autoproclamés, au lieu d’ouvrir le débat sur les idées, ceux-ci se lançaient par l’intermédiaire de leurs obligés dans des attaques contre ma personne et mes origines, allant parfois jusqu’à la menace.

22:26 Écrit par Youssef RIZK dans Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Je doute que ce n'est pas évident d'étaler de telles choses sur la place publiques mais quand il faut le faire ... il faut le faire ! C'est pour le bien du parti.

Allez, courage ! J'espère que ton combat portera ses fruits.
Amitiés socialistes !

Écrit par : Sébastien | 20/11/2009

Quand je croise certaines de ces personnes,je les trouve tellement imbues de l'elles-mêmes! En fait,je ne me trompe pas.Maintenant, j'ai la confirmation qu'elles sont tout simplement hypocrites et méprisables, à l'opposé des valeurs qu'elles devraient défendre.FAITES CE QUE JE DIS,PAS CE QUE JE FAIS , est une phrase qui les représente bien.

Écrit par : Une brainoise | 22/11/2009

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