09/06/2009

Le 7 juin libanais

Le 7 juin, malgré les discours enflammés de certains hommes politiques, le peuple libanais a donné à la classe politique entière une véritable leçon de démocratie et de civisme. Bercé dans une tradition démocratique, les libanais ne pouvaient pas agir autrement. Je les félicite pour cet exemple. J'adresse mes félicitations également à notre Président de la République, au Chef du gouvernement, au Ministre de la Défense, au Ministre de l'Intérieur, à l'amée libanaise et aux forces de l'ordre d'avoir réussi cet exploi. J'adresse mes félicitations à la majorité issue de ce suffrage et à monsieur Nasrallah, chef du Hezbollah, pour son discours après les élections.

Le peuple libanais a tranché en faveur des forces du 14 Mars. Il incombe maintenant à cette majorité de bien gouverner le pays. Celle-ci, si elle avait réussi à freiner les ambitions de certains de ses membres et faire bloc derrière un candidat, aurait pu sortir beaucoup plus forte. Ce schéma est surtout vrai dans les régions chrétiennes, où les candidats du 14 mars et les indépendants se sont battus sur le même terrain. Les chiffres parlent d'eux même. S'ils avaient concentré leur effort sur une seule liste, ils auraient pu raffler la mise. Le succès engrangé par le général Aoun n'est donc pas du à sa propre popularité mais aux erreurs conjuguées des forces du 14 Mars et des indépendants. S'ils avaient agi comme ils l'ont fait à Zahlé, ils auraient sûrement emporté la majorité des sièges dans la région chrétienne. J'espère que pour l'avenir, ils tiendront compte de ces erreurs.

Enfin, notre général reste fidèle à lui même. Quand il gagne il est Dieu, quand il perd il est victime d'un complot imaginaire. Il n'est pas capable d'admettre sa défaite et accuse les autres de ses propres pratiques.

20:59 Écrit par Youssef RIZK dans Liban | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.